___Sur le MQ-1 Predator

Le MQ-1, surnommé Predator, est un drone de reconnaissance mis au point pour l'US Army et adopté en 1995. Il répond aux désirs des militaires américains d'obtenir de meilleurs renseignements ponctuels au-dessus de la zone de combat. L'appellation MQ-1 s'explique ainsi: R pour reconnaissance, Q pour indiquer qu'il s'agit d'un drone et 1 pour le premier de cette nouvelle génération d'appareil . Pour ses besoins, la CIA a développé une version armée qui fut ensuite également commandée par l'USAF. Cette version armée est appelée MQ-1 Predator, M pour multi-rôle. En 2002, l'USAF changea officiellement la dénomination en MQ-1, eu égard à son utilisation de plus en plus importante en tant que drone armé. 116 sont en service dans L'US Air Force en janvier 2009 et celle-ci prévoit d'en recevoir 38 durant l'année fiscale 2009. Fin 2011, on compte 161 Predator et 61 stations de contrôle au sol en service.

 

Le MQ-1 Predator s'est très bien acquitté de son double rôle

Le Predator a été mis au point par un ingénieur israélien, Abraham Karem, dont la compagnie en faillite a été rachetée par un sous-contractant du Département de la défense liée à la CIA. En fait, l'idée de base d'un drone de reconnaissance vient de la CIA qui désirait une sorte de "tondeuse à gazon aérienne" pour espionner en temps réel les lieux sensibles et les zones de combat. Karem accepte l'offre de la CIA de concevoir cet appareil. La firme General Atomics va travailler à partir de quatre drones israéliens GNAT. La conception a duré plus de deux ans. Le MQ-1 est de facto une modification améliorée du GNAT 750 israélien. Il fut testé dans le cadre de l'excercice militaire Roving Sands en 1995 et employé pour la première fois dans les Balkans l'année suivante, au-dessus de l'Albanie. L'appareil est fabriqué en aluminium et de matériaux plastifiés. Outre son moteur Rotax, il possède une radio, un station GCS, un déglaceur, un identificateur IFF, et un ensemble de capteurs TV et IR concentrés dans une petite tourelle ventrale pivotante. Le capteur IR est capable de détecter la chaleur d'un être humain à une altitude de 10,000 pieds. L'USAF adopta tout de go le MQ-1 comme outil de surveillance tactique. Les opérateurs des MQ-1 peuvent diriger le drone à partir d'une base terrestre avancée, d'un navire, ou même d'une base située aux USA par le biais de liens satellites. Le MQ-1 a observé avec succès les mouvements de l'armée serbe en Bosnie et au Kosovo et relayer les infos en temps réels aux unités chargées de colliger l'information et/ou d'effectuer des raids. Le MQ-1 peut également être dirigé par des ondes radio. L'opérateur et son ailier opèrent l'appareil derrière une console informatisée.

Opérateurs d'un MQ-1 Predator

Les succès tactiques du MQ-1 comme drone de reconnaissance ont conduit à l'utiliser comme plate forme armée pour de l'attaque au sol ciblée. Cependant, son faible gabarit limitait les armements qu'il pouvait porter. Deux pylônes ont été ajouter pour porter le missile AGM-114 Hellfire, utilisé surtout sur les hélicoptères AH-64, AH-64D et AH-1W. Ainsi armé, le MQ-1 a été utilisé comme une arme de frappe autant par l'USAF que par la CIA dans d'innombrables missions au Moyen-Orient: du Yémen à l'Afghanistan. Le MQ-1 fut muni dès lors d'un pointeur laser pour diriger ses deux missiles. Le MQ-1 va inspirer plusieurs autres modèles de drones armés. Il est toujours en service aujour'hui.

MQ-1 et missile Hellfire = combinaison gagnante

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